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 Classé Monument Historique (MH)Construit sur un éperon rocheux, le château de Castelnaud domine la vallée de la Dordogne et offre un magnifique panorama sur les sites de Beynac, Marqueyssac et La Roque-Gageac. Fondé au XIIe siècle, sa situation a été choisie pour défier son rival, le château de Beynac. Forteresse médiévale strictement dévolue à la guerre, c’est le château le plus visité du midi de la France. Il abrite un musée consacré à l’art de la guerre médiévale : vous pourrez y découvrir une remarquable collection d’armes et d’armures et des reproductions de machines de guerre (mangonneau, trébuchet, bombarde, pierrière, bricole)…


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À la découverte des lieux…

C’est avec Commarque la plus belle ruine du Périgord ! Son plan dessine un vaste triangle dont un côté, celui de l’est, s’allonge sur une falaise dominant la Dordogne. Au nord, des châtelets et des barbacanes du XIVe siècle battaient le pont-levis. À l’ouest, des courtines reliaient des tours circulaires du XVe siècle. L’essentiel de la défense se localisait vers l’angle sud, avec des logis, des défenses, une chapelle, des tourelles, le tout allant du XIIe au XVe et s’appuyant à l’extrême sud sur une énorme tour circulaire du XIVe. Dix fois attaquée et détruite, dix fois reconstruite, soit pendant les guerres anglaises soit pendant celles de Religion, la forteresse est maintenant démantelée et béante : immense ruine rousse, encore menaçante et terriblement impressionnate, soit du côté de la rivière, soit du côté du bourg blotti entre les pattes du lion, à l’ombre du château. — Châteaux du Périgord, Jean Secret. (1)

Datant des XIIIe et XIVe, c’est un château médiéval typique avec ses murailles aveugles, son gros donjon carré de dix mètres de côté, haut de trente mètres avec mâchicoulis (XIV-XVe siècles) dominant une haute-cour délimitée par une courtine élevée d’une vingtaine de mètres qui forme un éperon du côté exposé aux attaques. Aux éléments défensifs du XIIIe ont été ajoutés une barbacane qui protégeait la porte d’entrée du château et un corps de logis au XVe, une tour d’artillerie à cinq niveaux et un châtelet au XVIe. À noter également la cuisine dont la voûte nervurée et le dallage ont été restaurés d’après des fragments restés en place, la haute cour abritant un puits profond de 46 mètres, la basse-cour qui abritait la forge, le four, les écuries et qui, en cas d’attaque, servait aussi de refuge aux villageois, ainsi que le jardin médiéval…

Son plan d’ensemble dessine un vaste triangle dont un côté, celui de l’est, s’allonge sur une falaise dominant la Dordogne face au château de Beynac dont il fut le rival implacable lors des incessants conflits qui émaillèrent l’histoire du Moyen-Âge. Au nord, des châtelets et des barbacanes du XVIe siècle battaient le mpont-levis. À l’ouest, des courtines reliaient des tours circulaires du XVe siècle. L’essentiel de la défense se localisait ver l’angle sud, avec des logis, des défenses, une chapelle, des tourelles, le tout allant du XIIe au XVe siècle et s’appuyant à l’extrême sud sur une énorme tour cylindrique, munie de trois étages de casemates à une ou deux embrasures du XIVe siècle. Du noyau primitif, attesté dès 1124 (on parle du « Castellum nomine Castrum novum »), ne subsiste qu’un fragment de courtines. Du XIIIe siècle, date de l’enceinte centrale. Un gros corps de logis a été élevé, après 1463, autour de la cour délimitée par un mur-bouclier : ce bâtiment, aujourd’hui ruiné, garde des cheminées et des fenêtres moulurées. On notera que le village était défendu par un fossé et une enceinte percée d’au moins trois portes : celle del Batut, de la Bredia ou Las Brudas et de la Guesa ou La Gueysa.— Dictionnaire des Châteaux du Périgord, Guy Penaud. (2)

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Une brève histoire du Château Castelnaud

Fondé vers le XIIe et XIIIe siècle, le château est tout d’abord la propriété du lieutenant d’Aimeric de Castelnaud (un fidèle du comte de Toulouse), le seigneur Bernard de Casnac, un fervent défenseur de la foi cathare. En 1214, il est pris par Simon de Montfort, chef de la croisade ordonnée par le pape Innocent"III contre les Albigeois. Alors que Beynac était démentelé, Castelnaud eut le privilège de rester intact, Montfort se contentant d’y mettre une garnison « pour tenir le païs en bride », dit un chroniqueur de l’époque. Plus enclin à se concilier ses vassaux qu’à les contraindre, Louis IX, peu après, se montra clément. Par une lettre de l’évêque de Périgueux datée de juillet 1240, nous savons qu’après avoir « fait pénitence », Aimeric de Castelnaud, fils et petits-fils d’hérétiques, fut remis en possession de tous ses biens sous réserve de se montrer loyal envers son roi. (3)

Avec la Guerre de Cent ans, la loyauté promise au roi de France est oublié. En 1259, après le traité d’Abbeville (ou traité de Paris), Castelnaud reconnait la suzeraineté du duc d’Aquitaine, Henri III d’Angleterre, alors que les barons de Beynac sont favorables aux Français. Suit une période mouvementée au cours de laquelle le château, pris et repris, change cinq fois de mains. Croyant mieux le préserver, Français ou Anglais le fortifient et l’agrandisse, mais d’incessant assauts viennent régulièrement le ruiner. Il faut attendre 1442 pour que Charles VII, excédé, décide d’en finir et confie le commandement de l’expédition décisive à Pons de Beynac. Les garnison anglaise se rend contre 400 écus d’or, et onze ans plus tard, les Anglais quittent définitivement le sol français après la bataille de Castillon.

Le château est alors restitué à Brandélis de Caumont, la famille Caumont étant légitime propriétaire depuis 1368. Vers 1463, commencent les travaux de renforcement du dispositif défensif : l’enceinte basse et la nouvelle barbacane sont équipées de canonnières, la tour d’artillerie est édifiée. De nouveaux corps de logis sont aussi aménagés pour améliorer le confort de la forteresse médiévale. François de Caumont, fils de Brandélis, poursuit la rénovation et la transformation de l’ancienne forteresse féodale du XIIIe siècle, et harmonise les impératifs de défense avec goûts de la Renaissance frémissante. Le château s’agrandit avec sa basse-cour, protégée par une enceinte flanquée de deux tours semi-circulaires entrecoupées de canonnières. On adapte un nouveau pont-levis et une nouvelle barbacane, le corps de logis, desservi par un escalier en vis, se modifie et s’embellit à l’image du donjon adjacent. La cuisine voûtée d’ogives et la grande salle d’apparat aux fenêtres moulurées s’inscrivent dans le style gothique de la fin du XVe siècle. Dans le même temps, Castelnaud dresse sa tour d’artillerie, construite en 1520, pour asseoir la notoriété de François de Caumont.

Ces différents travaux de fortifications, n’auront pourtant qu’un rôle dissuasif, puisque Castelnaud ne sera plus attaqué, même pendant les guerres de religion. Il faut dire qu’à cette époque, la renommée de Geoffroy de Vivans, gouverneur du château de Castelnaud pour Charles de Caumont, hardi capitaine craint dans toute la région pour ses coups d’éclat, était peut-être plus dissuasive encore que les défenses du château.

Préfèrant le confort et le modernisme au goût de la Renaissance, les Caumont finiront par quitter Castelnaud pour vivre dans leur nouveau château aux Milandes.

Au XVIIe siècle, le château est rarement occupé et même abandonné lors de la Révolution. En 1832, il servira de carrière de pierres pour construire une cale pour le commerce fluvial en expansion.

En 1966, le château est classé Monument Historique, à la demande des nouveaux propriétaires, Philippe et Véronique Rossillon qui l’ont acquis en 1965. Il est progressivement reconstruit au cours de trois importantes campagnes de restauration.

Le musée de la guerre médiévale

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Restauré depuis 1966, le château abrite aujourd’hui un musée de la guerre médiévale qui regroupe bon nombre de pièces authentiques, acquises dans de grandes salles de ventes aux enchères telles que Sotheby’s et Drouot ont permis de reconstituer l’arsenal guerrier de cette époque. Parmi cette impressionnante collection, on trouve des armes en tous genres allant de l’arbalète de poche à un engin capable de projeter de véritables javelots, des couleuvrines et bouches à feu variées (dont l’ancêtre improbable d’une mitrailleuse), des épées, hallebardes, armures, cottes de mailles… On peut également y admirer les reproductions grandeur nature de pièces d’artillerie médiévale : pierrière, mangonneau, trébuchet et bombarde sont exposées dans son enceinte : mangonneau, trébuchet, pierrière, bricole…

Signalons également la salle des maquettes d’engins de sièges ainsi que la maquette du siège de 1442. Grâce à cette visite, l’art de la guerre et la technique du siège – que l’on nomme poliorcétique – n’aura plus de secrets pour vous !

Famille

Les Casnac puis les Caumont, ce château est depuis 1965 la propriété de la famille Rossillon.

Classement

    Les ruines du château, y compris son enceinte sont classés Monuments Historiques par arrêté du 28 octobre 1980. Les ruines du châtelet sont inscrites à l’inventaire des Monuments par arrêté du 28 octobre 1980 (notice référence PA00082446).


Infos pratiques

Accès – Localisationicon info

  • Carte : IGN 48 – Milieu bas pli D4.
  • Situation : à 11 km au sud-ouest de Sarlat-la-Canéda, Castelnaud-La-Chapelle (24250).
  • Accès : l’accès au château se fait par le sud du village de Castelnaud que longe la D 57.
  • Coordonnées GPS (degré décimaux) : Longitude 44.815921° N – Latitude 1.148259° E.                                     
  • Google Map : http://goo.gl/maps/KMKAI.

Visites

  • Toute l’année.
  • Le circuit de visite libre est doté d’une riche signalétique, de multimédia, de bornes interactives et de maquettes.
  • On peut également découvrir les charmes de cette forteresse en nocturne à travers une reconstitution historique.
  • Pour les jeunes : Pendant les périodes de vacances scolaires, de nombreuses animations autour du Moyen Age sont prévues pour les enfants : essayage d’armures, démonstration de tir au trébuchet, maniement d’armes et démonstration de forge.
  • Les plus : Sa collection d’armes et d’armures et les restitutions grandeur nature de machines de guerre (mangonneau, trébuchet, pierrière, bricole) constituent une richesse rare pour bien découvrir l’art de la guerre au Moyen-Âge et la vie des seigneurs. L’occasion aussi de mieux comprendre l’histoire de ce château à travers les choix tactiques et les stratégies des combats d’antan. À la tombée de la nuit du 10 juillet au 30 août, deux comédiens, vous entraîneront dans un voyage à travers le temps.
  • Livret pédagogique, conçu spécialement pour les enfants sous forme de questionnaire-jeu dans le but d’éveiller leur curiosité.
  • Les photos sont autorisées dans le musée.

Services

  • Langues parlées autres que le français : anglais.
  • Restauration : une taverne à l’entrée du château, ouverte d"avril à octobre.
  • Animations pendant les vacances scolaires.
    – Spectacle conté (vacances de février et de Noël) pour le jeune public tout en sons, ombres et lumières.
    – Démonstration de forge (vacances de Pâques, d’été et de Toussaint). Le batteur d’armes, incollable sur le travail du fer et de l’acier, façonne dagues, pointes de flèche, carreaux d’arbalète et des épées.
    – Démonstration de tir au trébuchet (Vacances de Pâques, d’été et de Toussaint) : un animateur vous explique la mise en œuvre du trébuchet, machine de guerre la plus puissante du Moyen Âge. Cette démonstration est réalisée à l’aide d’un engin à l’échelle 1/3.
    – Leçon de combat à l’épée (vacances de Pâques) : équipés d’un tabar et d’une épée, un maître d’arme vous entraîne à l’escrime médiévale et vous prépare au combat en duel.
    – Essayage d’armure (vacances de Toussaint) : c’est l’occasion unique de revêtir une véritable armure et une robe de châtelaine.
    – Maniement d’armes (vacances d’été) : un maître d’armes et son fils vous invitent à participer à leur démonstration d’armes. Une confrontation humoristique et néanmoins pédagogique où chacun des protagonistes n’hésite pas à prendre à parti le public.
  • Animaux : admis sur le site.
  • Un guide de visite en braille est à la disposition des malvoyants (les chiens guides sont acceptés dans le musée).
  • La boutique est ouverte toute l’année.

Accessibilité – Confort

  • Accès handicapé : La configuration du château, les nombreux escaliers au passage étroit rendent difficile l’accès aux salles du musée aux personnes à mobilité réduite. En revanche, l’accès à la basse-cour, au point de vue et à la barbacane est possible. Un guide de visite en braille est à la disposition des mal-voyants Les chiens guides sont acceptés dans le musée.
  • Point Dépose Minute.
  • Proximité du parking au site : 5 ou 10 minutes à pied selon parking.
  • Toilettes.

Plus d’infos sur l’accessibilité et le confort de cette visite en consultant la page Château de Castelnaud sur le site ConfortExplore.



Pour en savoir plus…

  • Site officiel : www.castelnaud.com.
  • Renseignements : Tél. +335 53 31 30 00 – Fax : +335 53 28 94 94.

Notes :

  •  (1)Châteaux du Périgord par Jean Secret, Collection Art et Tourisme pour les Nouvelles Éditions Latines Paris.
  •  (2) Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud, Éditions Sud-Ouest, Bordeaux, 1996.
  •  (3) Le Périgord vu par Léo Drouyn, Édition du centenaire de la Société historique et archéologique du Périgord, Pierre Fanlac, 1974.
  • Wikipedia : Château de Castelnaud.

Crédit Photos :


Adresse

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Chateau de Castelnaud 24250 Castelnaud-la-Chapelle

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