Perigueux-Saint-Front-vue-depuis-cloitre

L’originalité de la cathédrale Saint Front tient à son architecture particulière, un exemple rare en France d’église en forme de croix grecque. Elle fût remaniée de nombreuses fois pour être entièrement restaurée par l’architecte Paul Abadie (pour ne pas dire reconstruite) à la fin du XIXe siècle. Elle subira encore quelques modifications par la suite. Elle reste aujourd’hui un magnifique témoignage de l’art roman-byzantin avec ses deux nefs, chacune divisée en trois travées, ses cinq coupoles, dominées par l’imposant clocher de 67 mètres qui date du XIIe siècle, et les 23 clochetons qui ne sont pas sans rappeler l’église Saint Marc de Venise.


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À la découverte des lieux…

Dominant la ville par-dessus l’Isle, la cathédrale Saint-Front, édifice-symbole de la ville de Périgueux, est classée au Patrimoine mondial de l’Unesco.

On y pénètre soit depuis la place de la Clautre par la façade de la « vieille église » (XIe siècle très retouchée) soit par la place de Greffe, située au nord de l’église, et à laquelle on accède par la rue Denfert-Rochereau. La Basilique Saint-Front est cathédrale depuis 1669. À l’ouest sont les restes de la vieille « église », consacrée en 1047, de plan basical : le mur ouest subsiste, ainsi que quelques travées de la nef (en partie sous l’actuel clocher). Deux « confessions » (VIIIe et IXe siècles) encadrent le bras occidental de l’église à coupoles (fin XIe et XIIe siècles). Celle-ci est voûtée de 5 coupoles sur pendentifs, dessinant en plan une croix grecque, et reposant sur de grands arcs plein cintre qui retombent sur d’énormes piles percées de passages cruciformes. L’abside et l’absidiole sont des retouches modernes dûes à Abadie qui a littéralement reconstruit l’édifice à partir de 1852. Des cryptes et des chapelles funéraires existent sous l’abside et les absidioles. Le clocher carré, posé sur 2 travées de la « vieille église » forme des étages soulignés par des ressauts et des corniches ; il est décoré de colonnettes encadrant des baies et des bas-reliefs. Il s’amortit par une galerie circulaire supportant une pyramide tronconique. Il est voûté de 2 coupolettes sur trompes formant lanternes. Le cloître, au sud de l’église, date des XIIe, XVIe et XVIIe siècles. Toute les coupoles de l’église cruciforme, relancées au XIXe siècle, sont surmontées de lanternons. (1)

Cet édifice forme un ensemble complexe constitué par la juxtaposition de deux églises : l’église primitive dite « vieille église », orientée, à laquelle est accolée, à l’est, moyennant la suppression du chevet, une église en quelque sorte « occidentée ». Les deux églises communiquant entre elles et partageant le même autel majeur, celui du tombeau de saint-Front. La restauration chirurgicale menée, de 1852 à 1890, par Abadie équivaut à une reconstruction totale de l’édifice On détruisit les bâtiments accolés ainsi que les deux chapelles, Sainte-Anne et Saint-Antoine, mais les cryptes du XIIe siècle ont été épargnées. À l’intérieur, tout a changé : la forme des grands arcs, la sculpture, le profil des calottes des coupoles. Seules les proportions générales et les volumes ont été respectés. (2)

La « vieille église »

C’est à l’ouest que l’on pénètre dans une sorte de cour à ciel ouvert représentant ce qui reste de cette « vieille église ». Succédant à un premier sanctuire élevée au XIe siècle par l’évêque Chronope sur le tombeau de saint Front, et détruit par les Normands, celle-ci fut bâtie par l’évêque Frotaire et consacrée en 1047. D’architecture plutôt latine, elle représentait un plan basilical et l’on voit encore, sous le clocher, les deux travées orientales de ses trois nefs ; elles furent évidemment très modifiées, au XIIe siècle, afin de porter la masse de cette haute tour de 60 m. La nef centrale n’était pas voûtée ; les collatéraux étaient voûtés de berceaux perpendiculaires à l’axe de l’église. (2)

La façade de la vieille église mesure 20 m de haut pour 20 m de large. La section d’époque mérovingien, constituée d’une nef unique, est actuellement à ciel ouvert. La structure repose sur des piliers avec dans chaque angle des murs quatre tours. Ces piliers devaient normalement maintenir une coupole qui n’a jamais été édifiée. La section d’époque carolingien supporte le clocher du XIIe siècle depuis l’incendie de 1120. Dans le passé, l’autel de cette église se situait sous l’actuelle coupole ouest, sur la crypte de Saint-Front aujourd’hui disparue et entre les deux chapelles qui étaient destinées à abriter des reliques. (2)

L’église à coupole

On passe ensuite dans l’église aux cinq coupoles disposée en croix grecque, commencée au XIe et achevée au XIIe siècle. Les coupoles reposent sur des grands arcs, très épais, recoupés par des passages cruciformes. Une galerie de circulation fait le tour de l’église, posée sur des arcs aveugles retombant sur des pilastres.

C’est dans la première travée que se trouvait à l’origine le chœur, partagé avec la « vieille église », chœur sous lequel une crypte abritait le tombeau de saint Front, sculpté en 1077 par un moine de la chaise-Dieu et détruit lors des guerre de Religion. Il n’y avait alors pas d’abside à l’est, mais une entrée de l’église à laquelle aboutissait un escalier monumental montant de la rivière ; deux absidioles encadraient cette entrée.

Au nord de la coupole ouest, on visite la « confession » nord, généralment datée du VIIIe siècle et dont il ne reste qu’une nef sous un berceau en plein cintre. Au sud, subsiste, intacte, la « confession » sud dont les deux nefs jumelles datent du IXe siècle. Le clocher carré mérite une attention particulière. Il est composé d’une tour de quatre étages, dont chacun est en retrait par rapport au précédent et orné d’ouvertures cintrées ; il est terminé par une coupole conique de 8 mètres de hauteur sur 7 mètres de diamètre en forme de pomme de pin. Lors de la restauration de cette tour, en 1891, on y plaça un ange.

Peu d’éléments subsistent du cloître roman ; certaines travées sont gothiques, d’autres datent de la Renaissance ou du XVIIe siècle, mais l’ensemble demeure plein de charmes autant que d’intérêt : quantité de fragments non utilisés lors de la restauration y ont été déposés, constituant un véritable musée lapidaire.

Les coupoles de la cathédrale Saint-Front étaient autrefois de dimensions différentes, mais ont été remodelées par Paul Abadie pour qu’elles aient une taille unique, à savoir 27 m de hauteur sur 13 m de diamètres ; de plus, les cinq coupoles sont symétriques. Les piliers portant les charges de la superstructure font 6 mètres de côté, charges quand même atténuées par deux passages perpendiculaires. La concavité des pendentifs permet d’accéder aisément du plan de base carrée au cercle supérieur. (2)

Clocher et clochetons : le clocher de la cathédrale Saint-Front s’élève à 62 mètres. Il est le clocher le plus ancien de France et le seul de style byzantin au monde. Il fut construit à une date inconnue, mais les historiens savent qu’elle a été reconstruite à cause de l’incendie de 1120. Il a une base rectangulaire qui passe successivement au carré, à chaque étage. C’est pour cela qu’il est aujourd’hui renforcé par de nombreux contreforts afin de supporter son poids. À l’intérieur du clocher, au premier étage, y est emménagé une galerie ayant comme seul accès à la lumière une fenêtre ornée de colonnes corinthiennes. Le deuxième étage, mesurant 10,45 m de hauteur, est composé de pilastres de différents types, d’une architrave, d’une frise, de sculptures d’agneaux, d’une corniche reposant sur une cimaise, ainsi que d’autres détails. Le troisième étage, mesurant 9,55 m de hauteur et ressemblant au deuxième, est entouré lui aussi d’une galerie. La taille des fenêtres, quant à elle, réduit au fil des étages. Sinon, chaque étage suit un plan géométrique précis et différent pour chacun d’eux. Le clocher est surplombé d’une coupole conique mesurant 8 m de hauteur et 7 m de diamètre et ressemblant à une pomme de pin. Depuis la restauration d’Abadie, les coupoles et les douze piles d’angles sont dominées par les vingt-trois clochetons. Paul Abadie répéta cette décoration pour le Sacré-Cœur de Paris.Wikipedia : Cathédrale Saint-Front. (3)

Le mobilier

La chapelle est aujourd’hui remplacée par une abside cachée par un grand retable du XVIIe siècle, un chef-d’œuvre provenant du couvent des Jésuites de Périgueux, aujourd’hui disparu. Ce retable en chêne et noyer, de style baroque, évoque l’histoire de l’Assomption de Marie. Datant du XVIIe siècle, les stalles de part et d’autre du chœur proviennent de l’abbaye Notre-Dame de Ligueux, surmontées pour certaines de miséricordes ou d’un cadre sculpté où figurent peints la nativité, la Crucifixion, des Apôtres et des saints. Des peintures du XVe siècle sont encore visibles sur le mur sud.

La chaire est entourée notamment d’Hercule soutenant la cuve auquel font écho les deux atlantes portant l’abat-son. Les cinq lampadaires byzantins de cuivre monumentaux représentant la Jérusalem céleste, suspendus sous chaque coupole et éclairant chacun une travée de l’édifice, furent dessinés par Abadie ; le 29 janvier 1853, ils serviront pour le mariage de Napoléeon III et Eugénie de Montijo à la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Les mystèrieuses grottes de la cathédrale Saint-Front

Situées dans les fondations de l’édifice, des grottes ont été découvertes en 1872. Elles sont ouvertes à la curiosité du public qui y sentira peut-être le souffle de Saint-Front, l’ermite de Périgueux. En descendant les marches qui mènent dans les entrailles de la cathédrale Saint-Front, c’est presque une descente dans le passé. Le visiteur découvrira d’abord une crypte du XIIe siècle où demeurent encore des ossements venus du fond des temps puis une autre crypte plus récente du XIXe où reposent en paix les évêques de Périgueux. Enfin, le clou du spectacle, vous accéderez à des grottes étroites.

La légende de l’ermite de Saint-Front : les grottes furent habitées en leur temps par l’ermite Saint-Front qui a évangelisé le Périgord à la demande de Saint-Pierre. La légende veut que ce soit Saint Front lui-même, qui frappant de son bâton la tour romaine de Vésone, chassa le dragon de la tour et créa la brèche si typique de l’édifice. (4)

Le monastère et le cloître

Le cloître de Saint-Front à PérigueuxLe cloître de la cathédrale Saint-Front se situe à côté de la partie sud de la vieille église. Il date du XIIe siècle pour ses parties les plus anciennes. Ce n’est peut-être pas le premier cloître de l’église, mais rien ne permet de le confirmer formellement. Son histoire est mal connue. Ce qui est sûr c’est que l’abbaye a été impitoyablement rasée vers 1890 par un injustifiable vandalisme, mais le cloître subsiste. Le monastère est vaste ; sa façade méridionale mesure près de 50 m. Lors de la construction de l’abbaye de Saint-Front en 1047, les moines de cette dernière y ajoutèrent le cloître. Il fut amélioré pendant la construction de l’église à coupoles en 1173. Voûtes et arcades furent transformées dans le style gothique aux XIVe et XVe siècles. De 1898 à 1907, l’architecte Paul Boeswillwald rénova le cloître. De 1928 à 1929, l’architecte Henri Rapine acheva la restauration de Boeswillwald par la reconstruction de la salle capitulaire dans un style néo-roman, couverte d’une charpente en béton armé. De 2001 à 2003, l’architecte Oudin nettoya et fit réparer les voûtes et les murs des quatre galeries.

Bien que très retouchée à diverses époques, les quatre galeries du cloître constitue un admirable promenoir, plein d’ombre et de de silence, pour admirer le clocher de Saint-Front, le profil squameux de ses coupoles et la multitude de ses lanternons à colonnettes. Deux allées voûtées d’arcs romans et deux allées voûtées sur croisée d’ogives gothiques retombant sur des culs de lampes sculptés. L’allée du nord est une allégorie des ténèbres et de l’enfer, en faisant face à celle du sud, qui est orienté vers Jérusalem et donc représente la vie et la résurrection. L’aile à l’est est le lieu où apparaît le lever de soleil. Et celle à l’ouest est la renonciation au monde. Autrefois les moines ne pénétraient pas dans le jardin car celui-ci était considéré comme une image du paradis. Au centre de ce jardin, on peut aujourd’hui admirer l’ancien clocher du XIIe siècle. Des vestiges de l’ancienne église (chapiteaux sculptés et sarcophages) sont également exposés dans les galeries.

Une brève histoire de la Cathédrale Saint-Front de Périgueux

Un premier oratoire aurait été élevé à une date inconnue au sommet d’une butte (ou puy) situé à côté de l’antique Cité. Il aurait été remplacé dès le VIe siècle, par une chapelle édifiée à l’emplacement du tombeau de saint Front. Sa construction commença entre 500 et 536 et fut bientôt rejointe par un abbaye dont on ne sait si elle est d’origine augustinienne ou bénédictine. En l’an 845, les envahisseurs normands détruisirent cette chapelle. En 1047, une édifice plus vaste – dont la construction fut commencé par Frotaire puis poursuivie par l’évêque Boson Martin de la Marche – est consacréee par Aymon de Bourbon, archevêque de Bourges. En fait le nouveau bâtiment est constitué de la première église abbatiale augmenté par l’ajout d’une église à coupoles. Ces deux parties réunis possédaient deux chœurs et partageaient le même autel. L’ancienne église avait son chœur à l’est et la nouvelle à l’ouest. Ce nouvel édifice abritait le tombeau de saint Front sculpté par Guinanond, moine de l’abbaye de la Chaise-Dieu. Il était décoré de nombreuses pierres précieuses et de sculptures, notamment d’un ange peint avec un nimbe réalisé dans des éléments de verre, maintenant conservé au musée du Périgord.

En 1120, sous l’épiscopat de Guillaume d’Auberoche, ce second édifice, recouvert de lambris, est ravagé par un incendie. D’après les témoignages, le feu fut si violent que les cloches fondirent dans le clocher. Il reste quelques vestiges de l’église détruite. On décida alors la construction d’une église encore plus grande, accolée au monastère, dans le prolongement de l’église endommagée. Achevée vers 1173, cette troisième basilique, de type byzantin, rappelle l’église Saint-Marc de Venise avec son plan en croix grecque, rare en France, avec cinq coupoles.

En 1575, au cours des guerres de Religions, Saint Front est pillée par les protestants. Ils détruisirent une grande partie du mobilier et volèrent les reliques de saint Front qui furent jetées dans la Dordogne. La basilique fut abandonnée jusqu’en 1581.

« Il y a avait dans ladite église plusieurs sépulcres de chevaliers, cardinaux et évêques, élevés en pierre, et de très excellents ouvrages qui furent rompus, de sorte que l’on n’y en voit aucune marque ni apparence […] ; les tapisseries, fort riches et d’antiquité mémorable, furent volées, ainsi que les vaisseaux sacrés […]. » — « Livre rouge » des archives municipales, vers 1583.

Succèdant à l’église Saint-Étienne, Saint-Front de Périgueux devient cathédrale le 11 janvier 1669, date de la signature d’un concordat passé entre les chapitres de Saint-Étienne et de Saint-Front. Entre 1760 et 1764, les coupoles, qui étaient en très mauvais état, furent recouvertes d’une charpente habillée d’ardoises. Quant au clocher, il fut recouvert d’une couverture de plomb. Le clocher fut épargné par la Révolution.

En 1840, la cathédrale est classée au titre des monuments historiques. De 1852 à 1895 eu lieu la restauration de l’église Saint-Front, sous la direction de Paul Abadie (de 1852 à 1883), futur architecte de la basilique du Sacré-Cœur à Paris, qui n’est pas sans ressemblance avec la cathédrale Saint-Front. Grâce à l’intervention des architectes Antoine Lambert (à partir de 1866), Louis Clément Bruyerre (de 1883 à 1887) et Paul Boeswillwald (de 1887 à 1095) les clochetons qu’on peut observer aujourd’hui furent ajoutés. La cathédrale ne conserva que son clocher du XIIe siècle, mais son aspect original avec ses coupoles est rétabli quand Paul Abadie redessina l’ensemble de l’architecture en respectant tout de même le plan et les volumes de l’édifice.

Entre 1855 et 1858, les coupoles sud et nord étaient dangereuses à cause de leur âge, surtout cette dernière qui fut finalement démolie sous ordre du Comité des inspecteurs généraux des Édifices diocésains, après une demande de M. Léonce. Cette évènement provoqua une réaction en chaîne, dont la destruction en 1864 de la coupole sud et celle à l’est entre 1867 et 1871. Les chapelles Sainte-Anne et Saint-Antoine furent détruites mais les cryptes du XIIe siècle ne furent pas modifiées. En 1889, la façade de l’église latine et le cloître sont à nouveau classés au titre des monuments historiques.Wikipedia : Cathédrale Saint-Front. (3)

Classement

  • Elle a été classée au titre des monuments historiques en 1840, puis au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998, lors du classement des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.

Infos pratiques

Accès – Localisationicon info

  • Carte : IGN 48.
  • Situation : Périgueux, Dordogne, France.
  • Coordonnées GPS (degré décimaux) : 45.184645° N0.722780° E.
  • Google Map : http://goo.gl/maps/WuOMk.

Visites

  • La visite de la cathédrale est libre ; un petit guide est proposé en libre service pour 0,20 € mais on peut demander une visite guidée, gratuite, à l’accueil.
  • Le cloître se visite pour 1,5 € soit en visite libre, soit guidée, sur demande.
  • Les groupes peuvent prendre contact pour des visites guidées du cloître et de la cathédrale, à n’importe quelle date. Le tarif est de 1 € par personne. Faire la demande en envoyant un message à lesamis.stfront@Yahoo.fr.

Pour en savoir plus…


Notes :

Crédit Photos :

  • Périgueux Saint-Front vue depuis cloître, By Père Igor (Own work), via Wikimedia Commons.
  • Périgueux Saint-Front vue depuis cloître galerie sud, By Père Igor (Own work), via Wikimedia Commons.


Adresse

Adresse:

Cathédrale Saint-Front, 24000 Périgueux

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