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 Classé Monument Historique (MH)Construit sur un éperon rocheux dont il épouse la forme, dominant la vallée de la Dordogne par un à-pic naturel de 150 mètres, l’imposant château de Beynac fait face à son ennemi de toujours, Castelnaud. Occupé par Richard Cœur de Lion en 1195, démantelé en 1214 par Simon de Montfort, il fut maintes fois reconstruit au fil des siècles. Forteresse féodale du XIIIe, tour à tour anglaise puis française, Beynac fait partie avec Mareuil, Bourdeille et Biron des quatre baronnies du Périgord et le siège d’une châtellenie s’étendant au XIVe sur neuf paroisses. Le château de Beynac est présenté par Jean Secret comme « la synthèse de l’art de bâtir et de l’art de se défendre à travers les siècles ». Le château devint si puissant, ses barons si cruels, que vassaux et paysans des environs l’avaient surnommé « l’arche de Satan ». Du sommet de la tour du château de Beynac, admirez un autre châteaux célèbre du Périgord noir, celui de Castelnaud, qui fut son rival durant les guerres du Moyen-Âge.


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À la découverte des lieux…

Ce nid d’aigle pourrait paraître austère s’il n’avait le soleil pour éclabousser de lumière l’or de ses murs et la Dordogne pour miroir. Quel que soit le côté par lequel on l’aborde, sa silhouette se détache au fond du ciel. Bâti dès le XIIe siècle, il subira avec le temps des transformations qui n’altèreront pas son harmonie. Le château manque totalement de symétrie tant il épouse le socle rocheux sur lequel il a été érigé. De ce fait, il est difficile à décrire, d’autant plus qu’il accuse de nombreuses reprises et réparations à travers les siècles. (1)

Grandiose est le site, grandiose aussi le château fort bâti dès le XIIe siècle par les Beynac pour verrouiller la vallée. L’à-pic étant suffisant pour décourager toute escalade côté rivière, les défenses s’accumulèrent côté plateau : double enceinte crénelée, double douve dont l’une approfondissait un ravelin naturel, double barbacane. Quand au château, sa partie la plus ancienne est un gros donjon roman carré, vertigineux, aux rares percements, agrafé d’une bretèche et d’une échauguette, accosté d’une cage d’escalier en vis, mince comme un contrefort, et terminé par une terrasse crénelée. D’un côté, un logis de la même époque lui est juxtaposé : il a été retouché et agrandi aux XVIe et XVIIe siècles. D’un autre côté, c’est un logis en partie du XIVe, auquel sont accolés une cour et un escalier de plan carré desservant des appartements du XVIIe. De toutes les salles du château, côté rivière, on jouit d’une vue extraordinaire sur la vallée. Les appartements ont conservé les boiseries et un plafond peint du XVIIe ; la salle des gardes (dite salles des états) garde une cheminée Renaissance sculptée de bucranes : sur cette salle donne un petit oratoire entièrement revêtu, au XVIe siècle, de fresques parmi lesquelles on admire une Pieta, un saint Christophe et une Cène dans laquelle saint Martial est le maître d’hôtel. La véritable chapelle castrale beaucoup plus vaste, est entre les deux enceintes ; elle est devenue l’église paroissiale. Ancrée sur le roc, elle fend les nuages de son clocher-mur à cinq baies capanaires. – Châteaux du Périgord, Jean Secret. (2)

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Une brève histoire du Château de Beynac

Il est possible qu’un château primitif existait dès le VIIIe siècle, lors des invasions arabes. La première trace certaine d’un seigneur de Beynac remonte à 1115. En 1147, le sir de Beynac part pour la deuxième croisiade. À sa mort, peu après son retour en 1194, il meurt sans descendance directe de sorte que Richard Cœur de Lion, en sa qualité de duc d’Aquitaine et donc de suzerain direct, s’approprie la place forte et en fait don à l’un de ses lieutenants, le capitaine Mercadier. Or Richard, par sa brutalité, s’est attiré la haine de ses vassaux. Le massacre de la famille du seigneur Fortanier à Gourdon, ruine définitivement le crédit des Plantagenêt. L’unique rescapé, aidé par les Beynac, se réfugie dans le château de Châlus, aux portes du Limousin. C’est lors du siège de ce château, le 6 avril 1199, que Richard fut mortellement blessé par un trait d’arbalète. L’année suivante, Marchadier est assassiné et le château revient alors dans le giron de la famille de Beynac.

Malgré la résistance cathare en Périgord, Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois de sinistre mémoire, s’empare successivement de Biron, Domme, Montfort et Castelnaud. Le seigneur de Beynac n’est peut-être pas cathare mais il est l’ami de Raymond de Toulouse et il défend jalousement son indépendance. Pourtant en 1214, Simon de Montfort, fait raser les défenses du château (les murs et la tour), mais laissa le fief à la famille qui en profite pour le reconstruire. En 1238, la seigneurie de Beynac devient fief du comte de Toulouse.

Au début de la guerre de Cent Ans, Beynac soutient le parti français. Toutefois, le traité de Brétigny (1360) qui cède la Guyenne à l’Angleterre, le fait passer sous la suzeraineté d’Édouard III d’angleterre. La rivière Dordogne trace alors une frontière naturelle entre les possessions françaises et le duché de Guyenne, propriété du roi d’Angleterre. Beynac fait face à Castelnaud, aux mains de la puissante famille agenaise de Caumont, vassale des Plantagenêts. Les deux lignages se livrent une lutte acharnée. Mais les traités sont faits pour être rompus, et lorsque Philippe de Valois monte sur le trône en 1328, tous les moyens sont bons pour titiller son puissant voisin : il lui confisque la Guyenne (et Beynac, donc), d’où quelques frictions qui aboutiront au traité de Brétigny en 1360 par lequel la France cède à nouveau la Guyenne à l’Angleterre (y compris Beynac).

En 1368, les Beynac reprennent la lutte aux côtés du roi de France Charles V. En 1370, l’unique héritière du fief, une fillette de trois ans, est fiancée à son oncle, Pons de Commarque. Neuf ans plus tard, il l’épouse après avoir libéré la totalité du Sarladais. Il devient alors le plus influent seigneur du Périgord. Après la guerre de Cent Ans, Beynac devient une des quatre baronnies du Périgord.

Lors des guerres de Religion, en 1562, le chef des Huguenots, Duras attaque Sarlat. Le seigneur de Beynac se laisse enfermer dans la ville assiégée et organise la défense. Il permet aux Sarladais de tenir jusqu’à l’arrivée des troupes du célèbre Montluc qui écrasa l’armée huguenote à Vergt. En 1575, les Beynac se convertissent pourtant à la foi protestante (peut-être dans l’espoir de préserver leur indépendance comme l’avaient fait leurs ancêtres cathares). Ils le resteront pendant plus d’un siècle et, suite à l’édit de Nantes (1598), ils conserveront le droit de célébrer le culte calviniste au château. En 1620, sous Louis XIII, Beynac devient marquisat et fournira par la suite de nombreux capitaines de troupes royales. En 1753, Pierre, marquis de Beynac mourut en laissant quatre héritières sans fortune. L’aînée épousa le marquis de Beaumont et le château restera dans cette famille jusqu’au XXe siècle. Le château est racheté en 1961 et, depuis lors, sa propriétaire, Denise Grosso, le restaure avec passion. (3)

Les plus

  • Beynac, c’est aussi un magnifique village médiéval qui a gardé tout son charme : empruntez ses ruelles pavées et escarpées, ses escaliers de pierre usés par le temps et vous serez récompensés, au fur et à mesure de votre progression essoufflée, par des aperçus de la vallée de la Dordogne d’autant plus beaux que vous serez plus élevés. Beynac bénéficie du label « Plus beaux villages de France ».
  • Une fois en haut, passez la place du château, et si vous êtes férus de poésie, vous trouverez la maison où vécut Paul Éluard un peu plus avant sur votre droite.

Famille

Ce fief fut la propriété des Beynac, Mercadier, puis Richard Cœur de Lion pendant dis ans avant de revenir dans le giron de la famille de Beynac. Le lignage masculin des Beynac s’éteint en 1753 et le patrimoine familial passe par mariage aux Beaumont. Les Beaumont-Beynac conservent cette demeure pendant sept siècles, jusqu’en 1962.

Classement

  • Classé Monument Historique par arrêté du 11 février 1944. Éléments protégés : le château y compris les murs d’enceinte et les terrasses (référence PA00082380).


Infos pratiques

Accès – Localisationicon info

  • Carte : IGN 48 – Milieu pli D4.
  • Situation : à dix kilomètres au sud-ouest de Sarlat, Beynac-et-Cazenac (24220). Sur la falaise dominant le bourg.
  • Accès : À pied par le village. En voiture, par la D 703, prendre la direction Saint-Cyprien, tourner à droite à la sortie ouest du village et suivre les panneaux indiquant le château. Détour de 3 km environ.
  • Coordonnées GPS (degré décimaux) : Longitude 44.840032° N – Latitude 1.145561° E.
  • Google Map : http://goo.gl/maps/jRncL.

Visites

  • Ouvert toute l’année.
  • Une tour du château abrite le musée de la préhistoire.

Services

  • Langues parlées autres que le français : anglais.
  • Nombreux séjours à thème : cuisine, gastronomie, sport et loisirs, art, bien-être, préhistoire…
  • Chiens admis.

Accessibilité – Confort

  • Ce site est d’un abord difficile. Plusieurs marches ou pentes à négocier.
  • Point Dépose Minute.
  • Parking : Il y a un parking en haut, à 50 mètres du château et un autre en bas, à 1 000 mètres du site. Depuis le parking bas, la pente à parcourir à pied est très raide.
  • Possibilité de s’asseoir sur les murs pendant la visite.
  • Pas de toilettes sur le site.
  • Point d’eau.

Plus d’infos sur l’accessibilité et le confort de cette visite en consultant la page Château de Beynac sur le site ConfortExplore.

Pour en savoir plus…


Notes et sources :

  •  (1) Dictionnaire des châteaux du Périgord, Guy Penaud, Éditions Sud-Ouest, Bordeaux, 1996.
  •  (2) Châteaux du Périgord par Jean Secret, Collection Art et Tourisme pour les Nouvelles Éditions Latines Paris.
  •  (3) Le Périgord, Jean-Luc-Aubardier et Michel Binet, Éditions Ouest-france, 1988.
  • Wikipedia : Château de Beynac.
  • La Relinquière – Le château de Beynac.

Crédit Photos :


Adresse

Adresse:

Château de Beynac, Beynac-et-Cazenac 24220

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