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Situé à Audrix, entre Vézère et Dordogne, le gouffre de Proumeyssac est exploré en 1907 par Gabriel Galou. Au XVIIIe siècle, il existait un trou dans la terre d’où sortait une vapeur qu’on pensait être la fumée d’un volcan. Il est composé de diverses galeries et est appelé la « cathédrale de cristal ». On y trouve des monolithes, stalactites et stalagmites, excentriques… La particularité de ce gouffre est sa fontaine pétrifiante, qui, en un an, transforme de simples poteries artisanales en objets calcaires brillants, commercialisés. Autre particularité, la présence de cristaux triangulaires, concrétions rares en France, puisque seules trois grottes sur l’hexagone en sont pourvues. Proumeyssac, c’est aussi la plus grande cavité aménagée du Périgord. (1)


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À la découverte des lieux…

Cette « cathédrale de cristal » s’ouvre en surface par un trou de 80 mètres de diamètre. La nature calcaire du sol et les écoulements d’eau ont créé des grottes souterraines et provoqués des effondrements. Par la suite, les eaux de source ont continué à s’infiltrer. Elles ont déposé de la calcite qui forme des concrétions de couleurs ocre ou blanches, dont les spectaculaires stalagmites qui continuent à progresser en taille grâce aux suintements multiples. La densité et la variété des cristallisations offrent un réel intérêt géologique. Un important ruissellement alimente des stalactites formant quatre fontaines pétrifiantes impressionnantes. Un spectacle de sons et lumières met en valeur les concrétions et permet de découvrir le gouffre sous tous les angles alors que l’on descend vers la sortie.

Le Gouffre de Proumeyssac,la plus grande grotte naturelle aménagée du PérigordIl y a deux manières de visiter le Gouffre : on peut descendre en nacelle comme l’ont fait les inventeurs de l’aven (moyennant un supplément) ; mais on y entre le plus souvent par le tunnel percé en 1957 (voir historique ci-dessous)…

La visite par le tunnel

Par un tunnel creusé dans la roche, on accède facilement à l’immense voûte souterraine aux parois ornées d’une multitude de cristallisations d’une densité et d’une beauté exceptionnelles. Il débouche sur une bulle de cristallisations merveilleusement mises en valeur, de 60 mètres de large et 50 mètres de haut que l’on peut admirer depuis une plate-forme aménagée à mi-hauteur. C’est superbe ! Des jeux de lumière ainsi qu’un accompagnement musical complètent l’originalité de cette visite. D’énormes coulées de calcite ocre ou blanches jaillissent de la paroi : la sirène, la pieuvre, la grande méduse aux mèches ondulées, la cascade enfin, qui rebondit sur plusieurs mètres avant de rejoindre un plafond de centaines de stalactites serrées les uns contre les autres. De nombreuses poteries sont entreposées sur le sol. Patiemment arrosée par les eaux d’infiltration, leur surface prend ainsi un aspect pailleté. Cette visite de 45 mn, commentée par des guides expérimentés, laisse un souvenir impérissable.

La descente en nacelle rotative

Accompagné du guide, vous montez le long d’un sentier boisé jusqu’à une petite cahute. Elle abrite une nacelle qui permet de descendre dans le gouffre depuis l’ouverture naturelle créée par l’effondrement de sa coupole. Ces 50 mètres de descente en nacelle offre une expérience inoubliable. Jadis, les visiteurs descendaient 3 par 3 dans le gouffre à l’aide d’une nacelle actionnée par un cheval. Ce système a été remis en service pour revivre l’émotion des premiers visiteurs… mais le confort, la sécurité et l’innovation en plus. Plus spacieuse que la précédente, la nouvelle nacelle peut accueillir jusqu’à 11 personnes. Son plancher tournant offre une vision panoramique grâce à un ingénieux plancher rotatif.

Lorsque la nacelle finit par toucher la terre ferme, la visite se poursuit et vous amène dans la galerie des cierges, un long couloir au plafond bas. Entre les colonnes se cachent dans de petits bassins des cristallisations en forme de triangles.

Le Ludo-Parc

Les environs du site sont bien aménagés, avec un parcours forestier, des jeux pour enfants, un espace pour les pique-niques, une zone ludo-pédagogique et un espace muséographique.

Espace ludo-pédagogique

Le Ludo-Parc vous propose des stations ludiques qui permettront à toute la famille de faire des expériences géologiques, de remonter le temps ou de s’initier à la spéléologie, grâce à une aire de jeux spécifique. Cet ensemble d’outils interactifs aborde les thèmes suivants :

  • La géologie mise en scène par un jeu de l’Oie grandeur nature.
  • L’histoire du Gouffre de Proumeyssac par un ensemble ludique manège/nacelle pour enfants simulant la nacelle d’origine.
  • La formation des concrétions avec un module animé par des mouvements d’eau.
  • Le rôle mécanique de l’eau dans la nature à l’aide de 4 ateliers autonomes.
  • L’univers de la spéléologie grâce à un parcours à ciel ouvert pour les jeunes aventuriers.

L’Espace Muséographique

La vocation du nouveau musée est de plonger le visiteur dans un univers souterrain, grâce à un décor de grotte. Ceci lui permettra de voyager dans le temps depuis les légendes du Gouffre de Proumeyssac au XVIIIe siècle, en passant par l’histoire de sa découverte et de sa mise en visite jusqu’à nos jours. Grâce au concours d’un muséographe, les informations sont présentées d’une manière originale et interactive.

Animation géologique

Grâce au fantasque professeur « Géopole », la géologie ne sera plus un mystère. Tout en jouant, il vous explique comment s’est formé notre sol périgourdin, de quelle manière s’est creusé le Gouffre de Proumeyssac et quel est le principe de formation des stalactites et stalagmites. Avec sa « carriole » aménagée en laboratoire, il sillonne le parc ludo-pédagogique pour faire découvrir au public ses expériences ludiques. Par exemple, en quelques minutes, il va faire la démonstration du creusement du gouffre avec de l’eau, du sable et tout un système simple et astucieux.

Gouffre de Proumeyssac : impressionantes concrétions calciques

Histoire et découverte

Le « Trou de Promeissat » était connu dès le XVIIe siècle. Il servait alors de dépotoir où finissaient ordures et animaux morts. Les archives montrent qu’à l’époque, les populations locales pensaient qu’il s’agissait d’un ancien volcan. En effet, de l’air chaud et humide en sortait l’hiver sous forme d’inquiétantes volutes de vapeur d’eau. Un ouvrage intitulé L’Oryctologie, datant de 1755, déclare : « Près du lieu-dit Drix, à une lieue et demie de Bugue sur la Vézère, et à quatre lieues de Sarlat, il s’élève de temps en temps par élancement des feus souterrains, qui brûlent le bois qu’on y expose. C’est un véritable volcan. »

On dit même que les brigands y jetaient les corps de voyageurs qu’ils détroussaient. Le 29 avril 1778, François de Paule Latapie, inspecteur des manufactures écrit ce qui suit dans son « Journal des tournées » : « À une demi-lieue du Bugue, au sud-est, sur un tertre élevé, il y a un trou, fameux dans le pays par la quantité de personnes qui y ont péri, les unes par accident, les autres volontairement. On l’appelle le trou de Proumeyssac. »

De nombreuses légendes plus fantasques les unes que les autres circulaient. On essaya vainement de combler le gouffre, véritable tonneau des Danaïdes, dans lequel des tombereaux de pierre succédèrent aux tombereaux de pierre, pendant plusieurs jours, sans résultat notable… Au XVIIIe siècle, le juge royal Pélissier du Barry ordonna la fermeture du gouffre parce que, lui aussi, soupçonnait les brigands d’y jeter leurs victimes ; on le couvrit de trois voûtes de bois superposées. Bien vite, le lierre et les ronces dissimulèrent l’emplacement, qui ne fut redécouvert qu’en 1907… lorsque la voûte s’est effondrée. Le gouffre est alors exploré par M. Galou, puisatier de métier bien connu, propriétaire-exploitant du restaurant du Paradis, établi dans les falaises du Roc de Tayac, mais surtout aventurier et casse-cou ! C’est donc lui qui s’aventura seul, le premier, dans le gouffre nouvellement redécouvert, le dimanche 10 mars 1907. Ayant installé ses appareils de puisatier, il descendit au moyen de cordages, jusqu’au sol inégal que constitue le sommet de l’énorme cône d’éboulis. À sa sortie, interrogé par la foule des curieux qui se pressent au bord du gouffre, il se contente de répondre : « Cela dépasse l’imagination la plus féconde ; je ne puis vous le décrire ». Il préconise une autre descente afin de parfaire ses investigations. Le vendredi 5 avril, une seconde descente confirme l’intérêt exceptionnel du lieu.

Bientôt les propriétaires, M. Francès et M. Soulié, ouvrent le site à la visite. Le tourisme souterrain à Proumeyssac prend réellement son essor, comme en témoigne cette coupure de presse :

Nous sommes heureux d’apprendre que le gouffre de Proumeyssac est de plus en plus fréquenté. Grâce à la nouvelle installation qu’y ont établie les propriétaires, la descente s’opère en toute sécurité et c’est de toutes les parties du monde que les touristes viennent visiter cet immense abîme qui fait l’admiration de tous (…). On y descend au moyen d’un ascenseur et quatre personnes trouvent place dans la nacelle. Après avoir franchi une épaisse couche de rochers, l’ascenseur arrive comme au centre d’une immense cathédrale éclairée à l’acétylène. Le dôme en est majestueux et de toutes part brillent des stalactites et des stalagmites d’une éclatante blancheur. C’est une demeure quasi-sépulcrale où le silence n’est troublé que par le bruit monotone des cascatelles dont l’eau pure comme le cristal se perd dans d’autres gouffres plus profonds encore. La nature semble avoir prodigué là toutes ses faveurs et ce qu’on peut dire de ce lieu est bien au-dessous de la réalité. Pour s’en faire une idée exacte, il faut le voir. » (2)

Mais ce n’est qu’à partir de 1924 que le tourisme souterrain à Proumeyssac prend réellement son essor. Avec la guerre de 1939-1945, le gouffre retombait dans l’oubli pour quelques années. L’après-guerre voit la reprise du tourisme. Proumeyssac fait également l’objet de plusieurs visites du plus célèbre des spéléologues et la presse ne manque pas de répercuter ses commentaires :

Le gouffre de Proumeyssac est le seul de France et même, à ma connaissance, d’Europe, où l’on accède jusqu’au fond sans descendre une seule marche ou sans emprunter un tunnel artificiel d’accès. En effet, ici, le visiteur descend sans fatigue dans un ascenseur, hardiment suspendu dans le vide, qui débouche soudain dans le haut de la voûte en nef de cathédrale. La visite est, de ce fait, très originale et impressionnante, comme est tout à fait remarquable la décoration interne de cette splendide cavité. Le gouffre de Proumeyssac offre une profusion et une variété de stalactites, stalagmites et de draperies très pures et translucides qui en font un des plus beaux fleurons de la France souterraine. » (2)

Hélas ! En 1952 tout est remis en cause. L’ascenseur étant jugé dangereux par l’agence Veritas, le gouffre est de nouveau fermé plusieurs années. Un procès oppose d’ailleurs l’entrepreneur qui a réalisé les travaux, au conseil d’administration. En attendant le verdict, le matériel litigieux doit rester en place dans la cavité.

En 1956, au cours d’une réunion, le célèbre spéléologue Robert de Joly conseille le percement d’un tunnel. Cette solution est adoptée. L’arrivée dans le gouffre se fait à mi-hauteur d’une des parois, sur une plate-forme de 23 tonnes réalisée par l’architecte bordelais Raoul Jourde, auteur du stade de Bordeaux, et l’ingénieur Massé. De là, le visiteur bénéficie d’une vue d’ensemble exceptionnelle. Le percement de ce tunnel est achevé le 28 février 1957, mais l’aménagement n’est pas terminé pour autant. C’est le jour de la Pentecôte 1957 que les visites reprennent.

En 1973, on décide d’évacuer l’énorme cône d’éboulis. De 1974 à 1975, 400 m3 de déblais sont ramenés à la surface et évacués. Un examen attentif de ces tonnes de pierrailles permit de découvrir des ossements d’animaux, des outils plus ou moins anciens, des ossements humains dont un morceau de crâne (ce qui accréditerait les dires remontant du Moyen-Âge). On a également découvert un coffret de pièces de bronze frappées aux armes de François 1er. Tous ces trésors sont visibles dans le musée du site. (2)

Classement

  • Le Gouffre de Proumeyssac est inscrit sur la liste des sites naturels classés par décret du 22 novembre 1991.
  • Le Gouffre de Proumeyssac est labellisé Tourisme & Handicap.

Infos pratiques

Accès – Localisationicon info

  • Carte : IGN 48 – Milieu gauche pli D3.
  • Situation : Audrix (24260).
  • Accès : 1,5 km nord de Audrix, direction le Bugue, sur la D31E2.
  • Coordonnées GPS : Longitude 44.891125 N – Latitude 0.935281 E.
  • Google Map : https://goo.gl/maps/uPNq3QfLWbm.

Visites

  • La visite dure 45 minutes sans possibilité de s’asseoir.
  • Visite de groupe : plus de 20 personnes.

Services

  • Langue parlée autre que le français : anglais.
  • Consigne.
  • Boutique & librairie.
  • Magnifique parc ombragé avec aires de détente et pique-nique
  • Bar, cafétéria, salon de thé.
  • Locations de salles.
  • Chèques vacances acceptés.
  • Animaux de compagnie tenus en laisse admis dans le parc mais pas dans le gouffre. Point d’eau à la demande.

Accessibilité – Confort

  • Point Dépose Minute.
  • Proximité du parking au site : 50 m.
  • Distances à parcourir : 500 m.
  • La visite dure 45 minutes sans possibilité de s’asseoir.
  • Toilettes séparées homme/femmes, assez spacieuses pour accompagner un enfant, pour une personne à mobilité réduite.
  • Label « Tourisme et Handicap ». 

Plus d’infos sur l’accessibilité et le confort de cette visite en consultant la page Gouffre de Proumeyssac sur le site ConfortExplore.

Pour en savoir plus…


Notes et sources :

Crédit Photos :

  • Gouffre de Proumeyssac en Dordogne, By TwoWings (Own work), via Wikimedia Commons.
  • © Gouffre de Proumeyssac.


Adresse

Adresse:

Gouffre de Proumeyssac Audrix (24260)

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