Les-Combarelles

Site inscrit au Patroine mondiale de l'UNESCOAvec plus de 600 figurations pariétales très majoritairement gravées, la grotte des Combarelles est à juste titre considérée comme un sanctuaire majeur de la culture magdalénienne. Découvert et authentifié en 1901 par trois des plus célèbres préhistoriens, L. Capitan, H. Breuil et D. Peyrony, ce site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1979, en association avec d’autres sites et grottes ornées de la région sous le nom de « Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ».

La découverte des Combarelles est à l’origine de la reconnaissance de l’art pariétal au sein de la communauté scientifique qui, à l’époque, était fort sceptique. Ils ne croyaient pas l’homme préhistorique capable d’effectuer de tels chefs-d’œuvre. Ce qui a fait dire à l’abbé Breuil que la découverte de des Combarelles était un « énorme pétard dans le monde préhistorique » !


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À la découverte des lieux…

Le site comprend deux parties, Combarelles I et II. Seule la première grotte, la plus importante, est ouverte au public. La seconde témoigne de l’industrie magdalénienne.

Combarelles I est un couloir étroit, au tracé en zig-zag, sur près de 300 mètres de long. Contrairement au site de Lascaux, ici, pas de peintures rupestres mais des représentations finement gravées et plus rarement dessiné en noir. Les peintures ont disparues du fait du réchauffement climatique post glaciaire  ; celui-ci a favorisé une forte humidité qui s’est infiltrée dans les micro-fissures, provoquant un suintement des parois. C’est ainsi que les peintures ont été lessivées. Seules les gravures sont restées intactes, grâce à la formation d’une légère couche de calcite, comparable à un vernis, apparue en raison de cette exsudation.

Le bestiaire évoque une faune du quaternaire très diversifiée incluant chevaux, rennes, bouquetins, mammouths, rhinocéros, ours, félins et quelques bovidés ; la lecture de ces gravures animalières, largement enchevêtrées, est facilitée par un traitement souvent réaliste qui les distingue nettement d’un ensemble exceptionnel d’une cinquantaine de figures anthropomorphes, beaucoup plus schématiques, et de quelques signes, notamment des tectiformes. L’ensemble est attribué au Magdalénien…

Découverte le 8 septembre 1901 [quatre jours avant Font-de-Gaume, NDLR] par Breuil, Capitan et Peyrony, elle comprend sur plus de 200 mètres de long plus de 300 gravures pariétales [l’abbé Breuil en a dénombré 291, aujourd’hui on en compte 600 à 800, NDLR], principales des chevaux mais aussi des bisons, ours, rennes, mammouths, bouquetins, bovidés, cerfs, lions, biches et de nombreux anthomorphoses et signes divers. Cet ensemble de gravures, daté du magdalénien moyen, est le plus important de l’art pariétal préhistorique. (1)

Depuis le porche fouillé dès 1892 partent deux galeries. La plus importante se présente sous la forme d’un couloir orné et sinueux, très étroit, long de 240 mètres environ, large d’à peine un mètre. Il vous faut parcourir 70 m avant de voir apparaître les premières représentations. Celles-ci sont particulièrement concentrées sur les 160 derniers mètres de la grotte. Les figures se pressent, se superposent et s’enchevêtrent. En changeant l’inclinaison de l’éclairage, le fouillis de traits s’anime d’animaux qui semblent courir, se mordre, s’affronter, vivre…

L'entrée des Grotte de Combarelles

Suivant les scientifiques on dénombre de 600 à 800 figures pariétales que l’on attribue traditionnellement au magdalénien moyen, bien qu’il soit possible que certaines gravures soient plus récentes, du magdalénien supérieur. Les gravures sont diversifiées, de l’animal seul et identifiable, aux signes tectiformes dont on ne connaît pas la signification. Cette différence de comptage s’explique par la difficulté à isoler certaines gravures mêlées, ainsi que par le recouvrement de calcite sur maintes représentations. Ces figurations zoomorphes s’accompagnent de signes dont la signification à ce jour n’est toujours pas connue : ovales blancs ou fendus, rectangles et triangles hachurés, lignes parallèles…

La lecture de ces gravures animalières, largement enchevêtrées, est facilitée par un traitement souvent réaliste qui les distingue nettement d’un ensemble exceptionnel d’une cinquantaine de figures anthropomorphes, beaucoup plus schématiques, et de quelques signes, notamment des tectiformes.

On peut distinguer des représentations d’ours, de bisons, de mammouths, de aurochs, de loups, de bouquetins et de rhinocéros… mais la représentation la plus fréquente aux Combarelles est le cheval. Seules, en troupeaux ou superposées avec d’autres animaux, on dénombre plus de 100 figures d’équidés. Les rennes de Combarelles sont également présents. Reconnus mondialement pour la finesse des tracés mais également pour les attitudes naturalistes que les artistes ont su saisir. L’attitude d’un « renne buvant » est d’autant plus frappante que l’animal tend le cou vers une infractuosité de la grotte d’ou devait couler initialement de l’eau… L’artiste a donc utilisé la paroi pour donner encore plus de réalisme à son œuvre. L’animal est précisément tracé, avec d’immenses bois, une croupe généreuse, des pattes postérieures bien marquées… Enfin, la lionne, en fait un lion des cavernes, est l’une des plus célèbres figures de la Grotte des Combarelles. Étonnante de réalisme, cette lionne altière, représentée de profil, semble figée, prête à bondir sur sa proie.

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Au-delà de ce bestiaire, on peut observer des représentations humaines ou parfois anthropomorphiques : 48 au total parmi lesquels un visage humain, six personnages de profil, dont trois représentations féminines très stylisées, réduites à leur plus simple expression, dans la galerie antérieures, trois visages caricaturaux et autant de personages penchés en avant dans la galerie profonde.

Histoire et découverte…

C’est le 8 septembre 1901 que la grotte (Combarelles I) a été découverte et reconnue par Denis Peyrony, l’abbé Breuil et Louis Capitan. Il faut toutefois noter que le porche des grottes et la galerie de droite (Combarelles II) avaient déjà été fouillées par Emile Rivière entre 1891 et 1894. À l’époque, les deux boyaux étroits servaient de poulaillers aux habitants du site. Le niveau du sol était alors très différent de ce que l’on peut voir aujourd’hui : la grotte avait une hauteur inférieure à un mètre. C’est donc à quatre pattes, comme les artistes de jadis, que les découvreurs ont exploré leur sensationnelle trouvaille. Depuis, le sol a été abaissé pour faciliter la circulation des visiteurs et ainsi améliorer le confort de la visite.

Les premières fouilles sont effectuées en 1901 et un relevé détaillé est réalisé par l’abbé Breuil en 1924. Il dénombre 291 gravures réparties en 105 ensembles. Àcette époque la découverte était de première importance et permettait d’authentifier d’autres grottes ornées. Dans les années 1970, des recherches approfondies sont menées et publiées par le professeur Barrière.

Classement

  • Grotte des Combarelles I (cad. B 484, 995) : classement par arrêté du 12 décembre 1902 (référence n° PA00082546).
  • Grotte des Combarelles II (cad. B 419, 420) : inscription par arrêté du 24 septembre 1943 (référence n° PA00082547).
  • Depuis 1979, le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, en association avec d’autres sites et grottes ornées de la région sous le nom de « Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère ».

Infos pratiques

Accès – Localisationicon info

  • Carte : IGN 48 – Haut droite pli D3.
  • Situation : Les Eyzies-de-Tayac-Sireuil (24620), Dordogne, Aquitaine, France.
  • Accès : 2,5 km est des Eyzies sur D45 (après Font-de-Gaume, sur la même route), direction Sarlat, au fond d’un petit vallon.
  • Coordonnées GPS (degré décimaux) : Longitude 44.936085° N – Latitude  1.017341° E.
  • Google Map : http://goo.gl/maps/vEkXU.

Visites

  • Pour des raisons de conservation, les visites se font par groupe de 6 et il n’y a que 66 places par jour. Les 66 places sont vendues à partir de 9h30, au guichet de la grotte de Font de Gaume, uniquement pour une visite dans la journée.
  • Visite guidée obligatoire.
  • Pas de sac, pas de vêtement épais ou ample.
  • Il est interdit de toucher ou frotter les parois.

Services

  • Langue parlée autre que français : anglais.
  • Les animaux de compagnie ne sont pas admis sur le site.
  • Visite pour les non-voyants à la demande.
  • Chaussures avec talons interdites
  • Plafonds très bas, les personnes de 1.70m ou plus, doivent se pencher.

Accessibilité – Confort

  • Point dépose minute.
  • Très peu de marches ou pentes à négocier.
  • Distance entre le guichet et le début de la visite : 50 m.
  • Distances à parcourir : 500 m.
  • Toilettes séparées homme/femmes, assez spacieuses pour accompagner un enfant, pour une personne à mobilité réduite, eau Chaude.
  • La température est de 11,5°C avec une hygrométrie de 99%. Soyez bien équipé contre le froid et l’humidité.

Plus d’infos sur l’accessibilité et le confort de cette visite en consultant la page Grotte des Combarelles sur le site ConfortExplore.

Pour en savoir plus…

  • Renseignements : +33(0) 5 53 06 86 00.

Notes et sources :

Crédit Photos :

  • Les Combarelles valley – Les Eyzies de Tayac, via Wikimedia Commons.
  • Entrance to Les Combarelles, By Ethan Doyle White (own work), via Wikimedia Commons.


Adresse

Adresse:

Les Grottes de Combarelles Les 24620 Eyzies-de-Tayac-Sireuil

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