Marqueyssac-chateau

Les jardins suspendus de Marqueyssac, ce sont 22 hectares de parc agencés autour d’un château du XVIIIe siècle construit sur un éperon rocheux en forme de proue avancée sur la vallée, plus de 6 kilomètres de promenades ombragées, bordées de 150 000 buis taillés à la main et agrémentées de belvédères, rocailles, cascades et théâtres de verdure. Suspendu à 130 mètres au-dessus de la rivière Dordogne, ce belvédère naturel offre une vue panoramique exceptionnel, à 360°, ouverte sur l’ensemble de la vallée, d’où l’on peut admirer des sites et châteaux exceptionnels comme Beynac, Fayrac, Castelnaud, la Roque-Gageac et Domme. Onirique, bucolique, romantique, bref magique, c’est sans aucun doute, l’un des plus beaux parcs historique à l’italienne de France !


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À la découverte des lieux…

Le Château de Marqueyssac

logo-jardin-remarquableL’histoire de ce château est liée à celle des châteaux de Beynac et de Castelnaud ; en fait, il a été bâti sur les restes de l’avant-poste du château de Beynac. Il se présente sous la forme d’un logis du XVe siècle, très remanié au XVIIIe siècle, allongé, coiffé à la sarladaise, accosté d’une grosse tour ronde d’escalier. Cet ancien repaire noble tire son nom de la famille de Marqueyssac. Cette seigneurie dépendait de Beynac depuis le moyen-âge. À la fin du XVIIe siècle, elle abandonne le château aux Gonet pour s’installer sur l’Auvézère (château de Saint Pantaly d’Ans). Ce sont les Vernet de Marqueyssac qui achètent la propriété en 1692, à travers Bertrand Vernet, conseiller du roi à Sarlat. Il demande à Porcher, un élève de Le Nôtre, de dessiner les jardins et les potagers en terrasse autour du château, près du promontoire rocheux donnant sur la Dordogne. Le traitement des terrasses rappelle celles du château de Saint-Germain-en-Laye, œuvres de Le Nôtre, qui surplombent les méandres de la Seine.

Après un mariage en 1774, la seigneurie passe aux Lavergne de Cerval. À la fin du XVIIIe siècle, après un incendie, le château est reconstruit par François de Cerval, maréchal de camp des armées du roi, dans le style de l’époque, recouverte d’un toit rustique en lauze de plus de cinq cents tonnes. De l’ancien château il ne reste que la tour d’escalier. Construit avec beaucoup de simplicité, le château de Marqueyssac présente deux faces bien différentes. La face ouest, à la mode sarladaise, est flanquée d’une tour d’escalier. En contraste, la façade est, en « chartreuse », ou maison de plaisance qu’habitaient jadis les familles aristocratiques du Périgord, offre un caractère plus intimiste.

Au début du XIXe siècle, le domaine est la propriété de Julien Bessières, allié aux cerval, pair de France et président du Conseil général de la Dordogne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu’à sa mort en 1893, Julien Cerval, juge à Sarlat et maire de Vézac, va fortement marquer les lieux de son regard d’esthète. En 1884, il fait construire la chapelle dédiée à Saint-Julien.

Les Jardins de Marqueyssac

Le parc de Marqueyssac est un véritable royaume du buis, puisqu’on en recense 150 000 qui moutonnent au gréde l’inspiration des jardiniers. Tracé au XXe siècle par Julien de Cerval, tombé amoureux des ambiances italiennes au cours d’une campagne militaire, il fut restauré à partir de 1996, jusqu’à recouvrir plus de 20 hectares, où la nature maîtrisée se fond graduellement sans les sous-bois de chênes et de charmes. (2)

Bien que la création du parc remonte à la fin du XVIIe siècle, c’est Julien de Cerval qui, dès la seconde moitié du XIXe siècle, transforme les jardins et leur donne de l’envergure. D’Italie, Julien de Cerval est revenu avec l’amour des jardins et l’idée de créer à Marqueyssac une folie de buis. Émerveillé par la découverte des jardins qu’il a vu en Italie, c’est avec un regard neuf qu’il souhaite désormais embellir son domaine. Une connaissance approfondie des paysages et de l’esthétique italienne va faire évoluer le dessin classique de Marqueyssac vers un style sans équivalent. Le buis y est planté de façon quasi obsessionnelle, sur le bastion, en bordure des allées, des bosquets et des chambres de verdure. Marqueyssac devient alors le plus beau jardin du Périgord et sans doute l’un des plus extraordinaires de France.

L’ancien potager qui occupe le Bastion est transformé en terrasse d’agrément planté de massifs de buis aux courbes ondoyantes. Comme celles que dessinent l’ingénieur Alphand et l’architecte Davioud pour Napoléon III à Paris aux Buttes-Chaumont, les allées sont souplement organisées. Julien de Cerval multiplie les allées aux tracés sinueux à la mode sous le Second Empire. Dans le parc, il dispose des cabanes en pierres sèches comme on en voit en Périgord, s’inspirant des jardins romantiques ornés de temples, de tours et de kiosques, à la mode à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe en Europe. Il ajoute des rocailles, des bosquets de cyprès, des escaliers pour relier les différents paliers, des salles de verdure ; quant aux falaises qui surplombent la vallée, il les aménage en belvédères. Il donne à la chapelle son style gothique et la dédie à Saint Julien, patron des passeurs d’eau. La chapelle est toujours le lieu de sépulture des descendants de Julien de Cerval. À la mort de Julien de Cerval, Maximilien d’Erp, son gendre, reprend Marqueyssac. Diplomate, ministre de Belgique à Téhéran, puis à Rome auprès du Saint-Siège, il invite à Marqueyssac l’évêque de Mantoue Giuseppe Sarto, qui aime méditer sur un banc de pierre situé au bout de la grande allée et d’où la vue est magnifique. Le futur Saint Pie X, pape de 1903 à 1914, réformateur de la musique liturgique et à l’origine de la communion pour les enfants, restera toujours proche des milieux catholiques traditionnels belges qu’il avait retrouvés à Marqueyssac. Les apports du baron d’Erp ne modifient pas en profondeur la composition des jardins et du parc. Çà et là, il plante des yuccas à la mode au début du siècle et agrémente la cour du château de rocailles. Pendant trois siècles, l’épanouissement de Marqueyssac a été de pair avec l’exploitation agricole du domaine. Après la seconde guerre mondiale, la propriété est toujours entretenue, mais les plus importants travaux ne sont plus réalisés. La vocation première de Marqueyssac – l’exploitation agricole de ses quatre métairies – ne peut être maintenue. Son avenir est alors incertain. D’années en années, les buis laissés en liberté se développent et atteignent des dimensions insoupçonnées. Le tracé du parc devient difficile à distinguer. Si les descendants de Maximilien d’Erp viennent toujours souvent à Marqueyssac, le parc et le château sont en grand danger de disparaître.

La terrasse d’honneur et les plus beaux paysages du Périgord : À l’Ouest du château, les trois terrasses dont le tracé régulier rappelle l’époque classique du domaine contribuent à accentuer l’ampleur architecturale du lieu. Quiconque vient à Marqueyssac est aussitôt saisi par le paysage : la vue sur la vallée de la Dordogne et sur ses châteaux et villages médiévaux perchés sur les crêtes, est un spectacle hors du commun. Le décor aux couleurs changeantes selon l’heure de la journée ou selon les saisons, baigné dans les brumes matinales ou automnales, argenté et givré en hiver, flamboyant à l’arrière-saison, opulent en été, noirci par un ciel plombé par temps d’orage, tendre au printemps, est un enchantement. Depuis la terrasse d’honneur, on voit à gauche la forteresse de Castelnaud et son village. En face, le château de Fayrac restauré à la manière féodale. À droite, c’est Beynac et son château surplombant un village dont les maisons s’égrènent sur la rive de la Dordogne. La simplicité des formes géométriques des motifs de broderies de la terrasse, les seules du parc, rappelle la symétrie des deux corps de bâtiment du château élevés de part et d’autre de la tour.

Le bastion, une folie de buis : À l’arrière du château côté Sud, le bastion, magnifique construction à flanc de falaise, domine de ses hauts murs la plaine et les méandres de la Dordogne. Cette grande terrasse accueille le jardin d’agrément dominé par les buis taillés.

La renaissance d’un jardin extraordinaire : À partir de 1996, Kléber Rossillon, qui avait déjà assuré le sauvetage du château voisin de Castelnaud, entreprend la réhabilitation de Marqueyssac. Après une étude approfondie de l’histoire du domaine, de la flore du parc et de l’architecture des bâtiments, la restauration s’est attachée à la préservation des lieux tel qu’ils étaient au temps de Julien de Cerval. Elle a été accomplie en moins de deux ans par soixante entreprises et plus de dix jardiniers. La restauration du bastion a été confiée à un spécialiste des buis qui en assure toujours l’entretien. Les créations contemporaines telles que le chemin d’eau et les cascades, l’allée serpentine de santolines et de romarins, s’intègrent au style et à l’esprit de Marqueyssac.

À Marqueyssac, le buis est mis en valeur avec une fantaisie pleine de mouvement, aux dépens de la symétrie et de la régularité. Le tracé du jardin aux allées sinueuses, les rondeurs et la taille moutonnante des buis confèrent à Marqueyssac douceur et romantisme et contribuent à la concordance des jardins avec les collines de la vallée de la Dordogne dont ils sont indissociables. Ce sont les formes libres des buis qui inspirent les jardiniers. Ils laissent parler leur imagination et se laissent guider par les végétaux. Et ils en tirent le meilleur parti. Le bastion est un enchantement après une pluie d’orage. La terre subitement rafraîchie diffuse une odeur forte qui se mêle au parfum vert des buis tout propres, régénérés, brillants et vernissés. Leurs formes fantaisistes, multiples et variées apparaissent encore mieux. Taillés en dôme, en boule, montés sur tige, déroulant des spirales, dessinant des ovales évoquant des médaillons, ils sont étonnants. Les cyprès structurent le paysage et rappellent la Toscane. On y retrouve aussi la clarté des lignes qui se découpent sur le ciel, la solide construction des perspectives et la poésie d’une oeuvre de Corot. L’ouverture sur le paysage de la vallée évoque la beauté paisible et lumineuse des paysages tant admirés par Stendhal lors de ses voyages en Italie. À Marqueyssac, l’eau est rare. Sept citernes ont été aménagées au temps de Julien de Cerval et du baron d’Erp. L’une d’elles se trouve sur le bastion, creusée dans une paroi rocheuse. Elle recueille l’eau de pluie utilisée ensuite pour l’arrosage. Les arbres de Judée aux fleurs rose-mauve au printemps accompagnent les buis, en accord avec les volets cyclamen de la demeure.

Parmi les buis du bastion évoluent des paons aux plumes turquoise brillantes et lumineuses. Ces oiseaux d’ornement (on les considère ainsi depuis l’Antiquité) vivent en liberté à Marqueyssac, au contraire des pigeons choisis pour la beauté ou l’originalité de leur plumage qui sont dans la volière en contre-bas du bastion. Juste à côté de la volière, le « Pavillon de la Nature », présente une collection de dioramas réalisés entre 1848 et 1864 qui mettent en scène les animaux sauvages du Périgord.

Depuis le théâtre de verdure situé au départ de l’allée des santolines, on a une très belle vue plongeante sur la « mer de buis » du bastion. Si Marqueysssac est un « jardin vert », chaque heure du jour et chaque saison offrent des couleurs et des lumières différentes que l’on peut découvrir de ce point haut.

Le buis et l’art topiaire : Le buis est omniprésent sur le site. Implanté avec obstination, il constitue le fil conducteur des promenades. Il s’impose sur tout le domaine comme le facteur d’ordre d’une nature régentée aux allures sauvages. À Marqueyssac, il y a plus de cent cinquante mille pieds de buis qui ont tous entre 110 et 140 ans, exceptés 3 000 plantés en 1996 lors de la restauration. Ce sont des buis communs, Buxus sempervirens, poussant à l’état spontané dans le reste du parc, où ils croissent en liberté, ou sont taillés en haie pour border les allées. Le buis est un petit arbre à croissance lente qui peut atteindre dix mètres de haut. On le trouve à l’état spontané en Asie occidentale, en Afrique du Nord et en Europe, aussi bien au Nord de l’Ecosse qu’au Sud de l’Italie Le buis aime une terre ordinaire et une situation ensoleillée ou mi-ombragée. Adapté au sol calcaire, d’une grande résistance à la sécheresse mais aussi capable de pousser en sous-bois, le buis est sans aucun doute la plante idéale pour des aménagements dans des conditions de milieu difficiles et variées, comme à Marqueyssac. À Marqueyssac, les buis sont taillés deux fois par an : au printemps, quand les jeunes pousses ont fini de se développer puis à la fin de l’été. Cette taille est effectuée à la cisaille manuelle et non à la cisaille électrique qui mâche les tiges et provoque leur jaunissement. Les haies en sous-bois ne sont taillées qu’une fois par an car les buis se développent moins à l’ombre. Les mentions les plus anciennes sur l’art topiaire se trouvent dans les lettres de Pline Le Jeune, aux alentours de 100 de notre ère : « …taillés selon les milliers de formes différentes, certains en lettres de l’alphabet épelant le nom du jardinier ou de son maître ». Le topiarius en personne était autorisé à figurer aux côtés de son maître. Les conquêtes romaines transmirent cet art à d’autres nations et notamment à l’Angleterre.

L’art topiaire : Chez les grecs, le métier de jardinier était entouré d’un grand respect. Les jardiniers de la Rome antique avaient aussi cédé à la tentation d’exploiter la remarquable malléabilité de certains arbres et arbustes et peuplaient les villas de ménageries vertes. Pline l’Ancien attribue la découverte de la technique de la taille à Gnaius Mattius, un ami d’Auguste, ce qui placerait la première manifestation de l’art topiaire entre 38 av. J.-C. et l’an 14. Dans les jardins romains, ce travail de taille et d’entretien était confié à un esclave, responsable du jardin d’agrément (topia), et on l’appelait alors le topiarius (paysagiste ou dessinateur de jardin). Au Moyen Age, les monastères des ordres cloîtrés abritaient des jardins de topiaires et préservèrent ainsi cet art pendant les périodes troublées peu propices à son épanouissement. Alberti s’inspira de Pline en matière de jardins et remit à la mode le répertoire romain des topiaires dans les jardins italiens de la Renaissance. En Toscane au XV et XVIe siècles, la symétrie fut souvent abandonnée laissant l’imagination se déployer librement pour la création de ses « fantaisies ». Le XVIIe siècle marque l’âge d’or de la topiaire. Versailles et les jardins à la française portèrent cet art à son plus haut point de perfection et les parterres de broderie sont d’une infinie variété. La Hollande très tôt manifesta son goût pour la topiaire où elle est toujours très populaire. Aux Etats-Unis, la topiaire est présente dans tous les jardins de quelque importance ; en Virginie et dans le Maryland ont notamment été constituées des collections de topiaires figuratives dans la tradition fantaisiste italienne et avant elle romaine. L’art topiaire est le caractère dominant de Marqueyssac. C’est sur le bastion qu’il trouve son plus parfait épanouissement.

Les promenades de Marqueyssac, la clé d’entrée du Périgord : Les jardins suspendus et le parc de Marqueyssac offrent deux caractères très contrastés : d’un côté, les jardins et l’extraordinaire « folie de buis » sur le bastion et de l’autre, le parc avec ses 6 kilomètres d’allées, ses rocailles et cascades, ses « balcons » sur la vallée et ses merveilleux panoramas jusqu’au Belvédère, point ultime de la visite. Plus on s’éloigne du château, plus les promenades du parc sont une invitation au dépaysement que les jardins anglais de la fin du XVIIIe avaient réinventé en refusant la symétrie et la clôture. Avec ses échappées ou « trouées » inattendues sur le paysage, ses lieux de méditation et de repos, Marqueyssac est aussi le reflet d’un baroque teinté de romantisme tel qu’il a été mis en scène à la villa d’Este et dans les jardins de Tivoli. Pourtant, le caractère unique de Marqueyssac n’est pas celui d’un décor, mais bien celui d’une promenade, d’un labyrinthe et d’un immense jardin secret, créé uniquement pour celui qui le découvre et qui n’est jamais tout à fait le même.

Voir Marqueyssac pour connaître le Périgord : La promenade s’organise autour de trois parcours pour rejoindre le Belvédère de la Dordogne, à 800"mètres du château, formidable balcon sur la Dordogne à 192 mètres d’altitude, 130 mètres au-dessus de la rivière, qui dévoile un panorama exceptionnel sur l’ensemble de la vallée de la Dordogne. Chacune des trois principales promenades, celle de la grande allée, celle des hauteurs et celle des falaises, suit un tracé différent. Toutes trois partent du château. Elles se rejoignent de temps à autre et l’on peut passer de l’une à l’autre par des allées rocaillées transversales et de petits escaliers. Elles sont jalonnées de messages joliment illustrés racontant l’histoire de la vallée, de la flore et de la faune en Périgord qui incitent à la découverte de « l’histoire naturelle » du Périgord telle qu’elle a passionné des générations d’écoliers aux XIXe et XXe siècles. Sur l’éperon rocheux de Marqueyssac, un fait remarquable est l’adaptation de la végétation à des conditions particulières liées à un sol calcaire pauvre en eau et à une exposition particulière. Curieusement en effet, à Marqueyssac on est déjà en climat méditerranéen tout en étant encore en Périgord. Il en résulte un mélange original. Et une végétation différente selon que l’on se trouve sur l’un ou l’autre versant. Les coteaux orientés Nord sont peuplés de végétaux typiques d’un climat atlantique ou océanique : charmes, tilleuls, acacias, chênes ou érables… Le versant orienté au Sud-est, en raison du fort ensoleillement, est habillé de végétaux duclimat méditerranéen : lauriers-tins, arbousiers, pistachiers, chênes verts, alisiers, genévriers, érables de Montpellier… Ces essences méditerranéennes, comme le buis, montrent de très nettes adaptations à la sécheresse.Leurs feuilles épaisses et coriaces sont souvent vernissées sur le dessus et parfois poilues au-dessous de façon à limiter au maximum les pertes en eau par évapotranspiration de la plante. Leurs besoins en eau sont ainsi réduits. La falaise orientée au Sud est très ensoleillée. Elle accumule la chaleur le jour et la relâche la nuit, réchauffant ainsi les végétaux. Et en hiver, les brumes et les brouillards montées de la rivière les enveloppent, les mettant hors d’atteinte des morsures des gelées. Du Belvédère, le versant Sud du parc avec ses très nombreux chênes verts au feuillage sombre et aux formes tourmentées apparaît beaucoup plus foncé que le versant Nord. Cette caractéristique des versants ensoleillés du Sarladais serait à l’origine de l’appellation de Périgord Noir de la région.

La promenade des falaises : Elle part du bastion, en allant vers la chapelle. La Promenade des Falaises longe l’esplanade et aboutit aux cascades avant de rejoindre la montée vers le Belvédère. Arrêtons nous quelques instants dans l’allée des romarins. Deux serpentins de romarins aux courbes souples et ondoyantes courent au milieu des santolines. Typique du littoral et commun dans la garrigue, le romarin se plaît aussi beaucoup à Marqueyssac. Poursuivons vers la droite pour emprunter une allée menant aux cheminements des falaises. Ils conduisent à l’Esplanade (planette en langue d’oc), une salle de verdure. Sa pelouse déroule un long tapis vert ombragé et ses haies dessinent un balcon surplombant la vallée. Quelques buis sont taillés en boules. La promenade des falaises se poursuit ensuite vers le siège du pape. Le Siège du pape Pie X offre une vue dégagée sur Saint-Julien de Cénac. De l’autre côté de la Dordogne, la petite chapelle romane que l’on aperçoit été comme hiver est entourée de son cimetière. Depuis sa construction au XIIIe siècle, elle a peu changé. Une étrange sculpture accrochée au penchant du clocher pourrait représenter le « coulobre », animal fantastique et légendaire, monstre géant au corps de serpent, qui tapi dans une grotte, se tenait prêt à dévorer les infortunés navigateurs. L’allée des falaises se termine près d’une cascade artificielle. De cette halte rafraîchissante et pittoresque, on peut rejoindre la promenade des hauteurs et le Belvédère.

La Promenade des Hauteurs permet de rejoindre les 3 points hauts du parc : le calvaire, la cabane en cloche et enfin le Belvédère. Partant de l’allée des romarins, elle donne d’abord accès à de petites allées en direction du calvaire et de la rotonde de buis. Plus loin une voûte de buis a été créée lors de la restauration du parc en 1996. Les grands buis centenaires de six à sept mètres de hauts n’ont pas ici été rabattus mais arqués en tonnelle. La promenade des hauteurs rejoint ensuite l’Esplanade, puis remonte vers une remarquable cabane en pierres sèches au toit en cloche, entourée d’un rond de rocaille.

La grande allée : Entièrement sous la végétation, la Grande Allée est très appréciable dès les beaux jours du printemps. Elle débute au niveau du Salon de thé par un banc en demi-lune et elle aboutit, 1600 mètres plus loin, à l’asile du poète, une cabane en pierre sèche qui marque la limite du domaine. Parfaitement plane et rectiligne sur plus de 500 mètres, elle offre de longues perspectives. Cette réalisation remarquable n’a été possible que grâce à la construction de murs de soutènement et par l’ouverture d’une brèche dans le rocher. En saison, une navette est à la disposition des visiteurs pour revenir au château.

Le belvédère de la Dordogne : Toutes les promenades du parc mènent au grand Belvédère, point culminant de la visite. De là le panorama est spectaculaire. Aménagé par Julien de Cerval, doté maintenant d’une passerelle qui surplombe un vide de cent trente mètres, le Belvédère est le point central de la vallée le plus célèbre de la Dordogne. Villages et châteaux se succèdent le long de la rivière. Les cultures de la Vallée de la Dordogne sont bien alignées et contrastent avec la nature sauvage et désordonnée alentour.

Cheminant sur 22 hectaures, plus de 6 kilomètres de sentiers donnent à voir une végétation à la fois méditerranéenne, face sud, et atlantique, face nord.

Classement

  • Label « Jardin remarquable » attribué par le Ministère de la Culture et de la Communication.
  • Marqueyssac est membre de l’Association des Parcs et Jardins d’Aquitaine et de l’European Boxwood and Topiary Society.

Infos pratiques

Accès – Localisationicon info

  • Carte : IGN 48 – Milieu pli D4.
  • Situation : les Jardins de Marqueyssac sont situés à 2 km au sud Vézac sur D703 direction Roque-Gageac, à 9km de Sarlat.
  • Coordonnées GPS (degré décimaux) : Longitude 44.823186° N – Latitude 1.162405° E.
  • Google Map : http://goo.gl/maps/GCN48.

Visites

  • La visite guidée (35 min) : Facultative et complémentaire de la visite libre, elle se déroule dans la première partie du parc. Elle permet une meilleure approche des jardins et aborde l’histoire du domaine, le paysage, l’entretien des buis et les travaux de restauration.

Services

  • Langues parlées autres que français : anglais.
  • Marqueyssac aux Chandelles (promenade nocturne, animations musicales et atelier pour les enfants) : Les jardins s’illuminent de 2000 bougies et des animations rythment la promenade : pianiste, quatuor de saxophones, formation de jazz, chant populaire, spectacle de clowns et atelier de création de bougies pour les enfants. Attention : risque d’annulation en cas de pluie ou de vent, nous contacter.
  • Les aires de jeux : Deux espaces de jeux avec des balançoires et des cabanes sont aménagés dans le parc. Un grand labyrinthe de buis offre ses dédales sinueux aux enfants qui aiment avoir l’illusion de s’y perdre et y font de formidables parties de cache-cache. Le « Parcours des tout-petits » fera découvrir aux plus jeunes, à leur hauteur, les éléments de la faune et de la flore qu’ils affectionnent particulièrement : escargots, coccinelles…
  • Les animations (sans supplément de prix) : – Les ateliers des « Petits Curieux de Nature » : les jeunes pourront frabiquer eux-même masques, mobiles, cadres, girouettes… – L’atelier du tourneur sur bois : le buis est fort apprécié en tournerie pour la qualité de son bois. D’une couleur jaune dorée et d’un grain très fin, il acquiert un très beau poli. En saison, un artisan-tourneur travaille sous vos yeux le buis coupé dans le parc lors des travaux de restauration. Les objets qu’il réalise sont présentés dans la boutique. – L’initiation à l’escalade : Les falaises du site dominant la Dordogne ont été spécialement aménagées pour l’initiation à l’escalade en toute sécurité. La Via Ferrata des rapaces est un parcours acrobatique en falaise de 200 mètres équipé d’une ligne de vie continue pour une découverte pleine de sensations en toute sécurité. À partir de 8 ans et mesurer plus d’un mètre trente. Tenue sportive recommandée.
  • La volière : témoin du charme des jardins d’antan, la volière abrite pour le plaisir des yeux de tous les visiteurs des pigeons et des poules aux plumages et aux formes exotiques. Vous pourrez également découvrir des paons en liberté dans les jardins.
  • Situé dans l’aile du château et sur la terrasse panoramique, le restaurant-salon de thé vous propose une restauration légère et des rafraîchissements ainsi qu’une sandwicherie d’été dans les jardins, sous une tonnelle fleurie et délicieusement vieillotte, face à la vaste vallée.
  • Animations pédagogiques pour les scolaires.
  • Librairie boutique de la nature.
  • La calèche : Entre les années 1830 et 1840, Julien Bessière pourvoit le parc d’une grande allée destinée aux promenades à cheval. Elle débute au niveau du château par un banc en demi-lune et aboutit, mille six cents mètres plus loin, à une cabane en pierre sèche qui marque la limite du domaine. Cette allée plane et rectiligne sur plus de cinq cents mètres, offre de longues perspectives.Cette réalisation remarquable n’a été possible que par la construction de murs de soutènement et par l’ouverture d’une brèche dans le rocher. Entièrement sous la végétation, la grande allée est très appréciable dès les beaux jours du printemps. Les juments Eglantine et Sarah vous promèneront en calèche sur la grande allée les dimanches après-midi, jours fériés et vacances scolaires (gratuit).
  • Boire et manger : snack en haute saison.
  • Espace pique-nique couvert.
  • Chiens admis en laisse.

Accessibilité – Confort

  • Point Dépose Minute.
  • Grandes distances à parcourir. Nombreuses marches ou pentes à négocier.
  • Parking gratuit ombragé.
  • Parking handicapé.

Plus d’infos sur l’accessibilité et le confort de cette visite en consultant la page Jardins de Marqueyssac sur le site ConfortExplore(4)

Pour en savoir plus…


Notes :

Crédit Photos :

  • Marqueyssac, By Sail over (Own work), via Wikimedia Commons.
  • Marqueyssac bastion, By Lemoussu (Own work), via Wikimedia Commons.


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Jardins de Marqueyssac

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